Voici la courbe de Dunning Kruger. Elle relie le niveau d’expertise au niveau de confiance par rapport à cette même expertise.

Fichier:Effet Dunning-Kruger.png — Wikipédia

C’est marrant (non), mais le creux s’appelle « Valley of Despair » (la vallée du désespoir). C’est exactement là ou je me situe par rapport à l’investissement responsable. Oui le doute m’habite, et voici pourquoi.

–        Comme je vous l’ai dit précédemment, certains de ces labels s’obtiennent sur des bases déclaratives, n’est-ce pas trop facile de se proclamer responsable, quelle confiance accorder au label qui sont aussi sélectifs que les physios d’une boite de nuit Ariegeois ? (déso pas déso)

–        J’ai été l’auditeur d’un fonds ISR d’une grande banque d’affaires (qui fait bien les choses). Première participation : Total. Ca passe ? A l’époque oui car chez Total il y a un accord d’intéressement, un plan pour l’égalité salariale hommes/femmes etc. Si les boîtes appuient fort sur 2 des 3 lettres de l’ESG, ça passe alors il suffit de mettre un baby dans la machine à café, un Chief RSE Officer et c’est réglé.

–        Je ne veux même pas dire (trop) du mal de Total. Ils font des efforts vers les énergies renouvelables. Les efforts, c’est suffisant ? Qu’est ce que j’en sais ? Certains fonds labellisés considèrent qu’une entreprise qui fait plus d’efforts que les autres mérite d’être encouragée, et donc qu’elle est éligible pour de l’investissement responsable. Est-ce que changer petit à petit, c’est admirable par rapport à ceux qui ne changent pas, ou est ce que n’est pas suffisant ? Noter maison brûle et nous mettons des seuils.

J’vous jure en vrai je suis plutôt optimiste, il va falloir attendre un mois ou me contacter autrement pour que je vous le prouve. Next step : le plateau de la consolidation. Stay tuned !