Aujourd’hui nous allons parler finance responsable. Une fois n’est pas coutume je tiens à préciser que mes avis n’engagent que moi.

La finance responsable, c’est comme le growth hacking : tous les pros en parlent, tous les pros en font, chacun le fait à sa sauce et le grand public n’y pipe rien. Moi-même ça me dépasse totalement (le growth hacking, pas la finance responsable hein)

Déblayons le terrain en parcourant quelques acronymes et labels :

ISR (en anglais SRI)pour Investissement Socialement Responsable. Selon les initiales du machin, on ne devrait parler que de la responsabilité de l’entreprise vis-à-vis de ses salariés et de ses clients/fournisseurs. Au départ l’ISR c’était payer correctement ses salariés, les associer aux succès de votre entreprise, ne pas exploiter vos fournisseurs et puis basta. La notion environnementale ne s’est rajoutée qu’ultérieurement.

ESG (en anglais ESG) pour Environnement, Sociaux et Gouvernance, 3 critères d’analyse extra-financière. Là on est un peu plus cohérent en termes de sémantique.

La feinte, accrochez-vous, c’est que les critères ESG servent aux gérants de fonds pour postuler auprès du Ministère de l’Economie pour obtenir un label, qui s’appelle … le label ISR. Oui je sais c’est mal fait mais souvenez vous que nous sommes en France hein !

Et comme en France on aime bien (faire ch…) compliquer les choses, le Ministère de la transition Ecologique délivre lui aussi son label, Greenfin, qui «  s’adresse aux acteurs financiers qui agissent au service du bien commun grâce à des pratiques transparentes et durables ».

Ces jolis labels ministériels sont en cours de remplacement suite à l’entrée en application du règlement SFDR (pour Sustainable Finance Disclosure Regulation – Règlement sur la Finance Durable), qui va classer les fonds en trois catégories : les fonds pour qui les critères ESG sont déterminants, les fonds pour qui ces critères sont consultés, et ceux qui s’en battent le steak (y’a pas de mal hein, j’y reviendrai plus tard).

Côté privé, vous avez Finansol qui étudie le côté solidaire, les Acteurs de la Finance Responsable, association transverse de professionnels concernés, et mon petit chouchou B-Corp, label international qui étudie l’impact de l’entreprise dans son ensemble.

Chers lecteurs, je vous laisse digérer tout cela et affuter vos questions, je reviens la prochaine fois avec mes convictions et mes états d’âme sur ce sujet.